Connaissez-vous Richepin ? Poète lutteur de foire, tour à tour journaliste, professeur, matelot, docker puis académicien, cet indomptable trublion de la littérature française du XIXe a laissé derrière lui, quelques petits colis piégés et explosifs. C’est l’un d’eux qu’a découvert la fine équipe allumée de démineurs de fonds (littéraires) que sont les gentils vampires actifs.
Âmes sensibles que le verbe fleuri effraie, que les mœurs légères tétanisent et que la gouaille fait pâlir, abstenez-vous de vous rendre aux Coquillettes lors de cette soirée pourpre du 23 juin 2012 : vous y croiseriez un maquereau des cavernes, un chanteur interlope, un prêcheur boucophile, un uroxicide surdoué, un géniteur contrarié, une aveugle qui n’a pas froid aux yeux et un libraire excité.
Dans ce 18ème roman des Rougon-Macquart, Zola décrivait déjà, avec une grande précision, au XIXème siècle tous les rouages, tout le cynisme et toutes les limites du monde de la finance, de la spéculation et de leurs connections avec la politique. Toute la crise contemporaine y est annoncée avec force détails... A la lecture de ce livre, plusieurs hypothèses s'imposent alors à nous...
Considérant, selon le sondage TNS-Sofres, réalisé à l'automne 2009 pour le quotidien La Croix, que près de deux tiers des Français (64%) lisent moins de cinq livres par an et que 30% n’en lisent aucun. (Tandis que seulement 9% des personnes interrogées lisent un livre par mois).